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60ème anniversaire de la Sécurité Sociale

La Sécurité Sociale est l’une des conquêtes majeures du monde du travail. Elle assure à chaque salarié une protection, de la naissance à la fin de la vie. Ses principes fondamentaux, l’égalité du droit et la solidarité ont permis d’étendre à la population le droit à la protection sociale et le niveau de la couverture sociale.

La CGT, ses militants se sont engagés, tout au long de leur Histoire, au côté des salariés dans un combat tenace pour que leurs conditions de travail et de vie et celles de leurs familles s’améliorent.

Les luttes de générations de militants de la CGT pour le développement de la Sécurité Sociale sont reconnues. Sans l’action, pétitions et manifestations, sans l’apport trop souvent ignoré des militants administrateurs, des salariés de l’institution, rien de cette œuvre de vie n’existerait.

La place prise par le syndicalisme dans la résistance au nazisme, le besoin de protection sociale à l’issue de la seconde guerre mondiale, ont contribué à donner naissance au système de Sécurité Sociale dans notre pays.

Les ordonnances du 4 octobre 1945 seront mises en application par le ministre communiste du Travail, Ambroise Croizat, ancien Président de la commission du travail et des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, Secrétaire général de la fédération CGT des Métaux, avec le concours de Pierre Laroque, conseiller d’Etat, directeur général des Assurances Sociales au ministère du Travail. Elles aboutiront à la loi dite de généralisation de la Sécurité sociale adoptée le 22 mai 1946.

La Sécurité sociale de 1945 avait pour but de mettre « l’homme à l’abri des besoins » en garantissant les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et de famille qu’ils supportent.

Les militants de la CGT ont joué un rôle déterminant pour la faire vivre ; car la gestion de la Sécurité sociale a été confiée aux salariés parce qu’ils la financent par les richesses créées par leur travail.

Le patronat n’a jamais accepté de voir prélever sur les richesses produites par les salariés une part pour financer leur protection sociale. Son action, pour récupérer à son profit ce financement qu’il qualifie de « charge », n’a jamais cessé. Pas plus que n’a cessé sa détermination à contester la légitimité du syndicalisme à gérer la Sécurité sociale.

Dès 1947, le patronat avec le soutien du gouvernement a travaillé à remettre en cause les droits, les niveaux de couverture sociale, les valeurs de solidarité du système.

Aujourd’hui, avec la réforme Douste-Blazy, le gouvernement franchit une étape supplémentaire dans le démantèlement de la Sécurité sociale. Les campagnes de culpabilisation des assurés, de renoncement, de contrainte budgétaire, ont pour but de préparer la privatisation.

La réforme des retraites de Fillon et celle de l’assurance maladie de Douste-Blazy, inspirées de la même logique libérale que celle du patronat, n’ont pas clos le débat sur les questions posées à notre société.

Bien au contraire, les réponses qu’elles apportent aux transformations importantes qui se sont opérées dans la société, aux aspirations et aux nouveaux besoins qui en découlent, marquent un recul de la protection sociale collective alors que le sentiment d’insécurité sociale n’a jamais été aussi fort.

L’enjeu crucial d’une réforme de la cotisation « patronale » est nié, les assurés sociaux - notamment les salariés et les malades - en sont les principales victimes.

Le débat sur le niveau des richesses créées à consacrer à la protection sociale, sur la place et le rôle du travail, sur le droit à l’emploi, sur la démocratie sociale, est plus que jamais nécessaire.

La CGT ne conteste pas les difficultés du système de Sécurité sociale, y compris la santé, dont le financement est fondé sur le travail.

Elles s’expliquent essentiellement par la faiblesse du taux d’emploi et du rythme de croissance économique, par le développement de la précarité, dont les effets conjugués diminuent les recettes et augmentent les dépenses.

C’est la raison pour laquelle la CGT milite pour une réforme de l’ensemble du système de protection sociale et de son financement, fondée sur la promotion de l’emploi stable et qualifié, la conquête d’une Sécurité sociale professionnelle.

Ce combat repose la démocratie comme un droit, une exigence, un outil pour reconquérir et gérer une Sécurité sociale de haut niveau, ouverte et généreuse.

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