Imprimer Imprimer Envoyer à un ami Envoyer
à un ami


Mardi 8 novembre 2016 : Une mobilisation d’ampleur, un mélange de colère et de revendications.

600 soignants en colère dans les rues de Tours

Lire l’article de la Nouvelle République du 8 novembre

Les blouses blanches sonnent l’alerte

Lire l’article de la Nouvelle République du 9 novembre


Communiqué de la Fédération CGT Santé et Action Sociale

8 novembre 2016 : Une mobilisation d’ampleur, un mélange de colère et de revendications.

Plusieurs milliers de manifestant.e.s étaient présent.e.s ce jour dans tout le pays et devant le Ministère des affaires sociales et de la santé à l’appel de l’intersyndicale CGT-FO-SUD : Toulouse : 5 000 manifestant.e.s, Bordeaux et Montpellier : 1 000, Strasbourg : 500, Lille, Perpignan, Nice, Avignon : 300...etc.

PDF - 227.4 ko
Téléchargez le communiqué de la Fédération

Cette mobilisation d’ampleur, inédite par la multiplicité de ses formes d’actions, a permis à toutes les catégories professionnelles de faire entendre leurs mécontentements.

Ils et elles se sont mobilisé.e.s contre la logique budgétaire d’austérité du gouvernement qui conduit à la restriction des services rendus à la population et à la dégradation de leurs conditions de travail.

Le PLFSS 2017, avec son ONDAM (Objectif National des Dépenses de l’Assurance Maladie) nettement insuffisants, vont accélérer la détérioration de notre système de Sécurité Sociale ainsi que les conditions de travail des agent-e-s et des salarié-e-s.

La mise en place des GHT et les fusions et regroupements d’établissements prévus par la loi Touraine dite de « modernisation du système de santé » entraînent la diminution et l’éloignement de l’offre de soins. Les économies imposées (3 milliards d’euros en 3 ans) participent à la destruction du service public : 22 000 suppressions de postes et 16 000 fermetures de lits sont prévues dans les hôpitaux

Des réductions d’effectifs drastiques touchent également l’Action Sociale et le Médicosocial, public comme privé et associatif.

L’intersyndicale a été reçue par la directrice de la D.G.O.S. La seule proposition apportée fut la mise en place d’un groupe de travail sur la qualité de vie professionnelle... Nous ne sommes plus à l’heure du constat, cette proposition représente une provocation supplémentaire.

Dans ces conditions, une intersyndicale CGT-FO-SUD se réunira demain mercredi 9 Novembre 2016 pour envisager les suites à donner à cette journée d’action.

Montreuil, le 8 novembre 2016


Communiqué de la Confédération

Pour une autre politique de santé

Aujourd’hui, des milliers de personnes ont manifesté à travers le pays en réponse à l’appel de plusieurs organisations syndicales.

Un seul mot d’ordre, la nécessité pour le pays d’avoir une véritable politique de santé qui soit respectueuse, non seulement des patients mais, aussi, de l’ensemble des personnels de santé.

PDF - 84.1 ko
Téléchargez le communiqué de Confédération

Au lendemain d’un premier vote sur le PLFSS 2017, les pouvoirs en place se doivent d’entendre et de faire face à la réalité. Des milliers de salariés souffrent de ne plus pouvoir faire leur travail comme il se doit, au service des patients, au service de la santé publique.

Les suppressions d’effectifs, chaque année, en sont la raison et ce n’est plus acceptable. Il en va de même pour l’ensemble des professions de santé et pour la sécurité sociale, outil indispensable à notre système de protection sociale. Là aussi, ce sont des milliers d’emplois qui ont été ou risquent d’être supprimés.

Le gouvernement chante et se vante que le « trou de la sécu » sera comblé d’ici fin 2017 mais à quel prix ? On ne peut qu’en faire le constat : le renoncement aux soins pour des raisons financières ne cesse de croître, les urgences ne désemplissent plus du fait du manque de lits, de personnel soignant, de plus en plus de territoires impactés par la désertification de l’offre de soins...

D’autres choix sont possibles. La France en a les moyens. Il faut en finir avec cette culture du chiffre et de résultat financier. La seule obligation qui doit être faite au service public de santé c’est celle d’être garant de la bonne santé et sécurité sanitaire du pays, de tous ses citoyens et d’un même niveau de qualité de soin pour chacun.

La santé, l’offre de soins ne sont pas une marchandise. Le droit et l’accès aux soins ne sauraient être conditionnés à la capacité qu’aurait le citoyen de payer ou pas.

Le pacte de responsabilité a octroyé plus de 40 milliards d’euros d’aides aux entreprises sans condition. Les finances publiques doivent d’abord servir l’intérêt de la population.

Montreuil, le 8 novembre 2016

Site réalisé sous Spip - Xhtml 1.0 - Css 2 - Rss 0.91.