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Tous et toutes mobilisés(es) contre le tsunami social !
Mercredi 9 mars à 10h00, place Anatole France à Tours
pour une première manifestation.

« Il faut adapter le droit du travail au XXIème siècle...  » dixit VALLS, à grand coup de phrases toutes faites. En réalité, c’est le retour au 19ème siècle en adaptant le droit du travail aux exigences du patronat.

Le refus se généralise contre le projet de Loi « travail », porté par le trio Gattaz, Valls, Macron, avec l’aval appuyé de Hollande et le service commercial d’El Khomri.

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Téléchargez le tract de l’UD CGT37

Le texte de tous les dangers :

• Une entreprise pourra faire un plan social sans avoir de difficulté économique ;

• Après un accord collectif, un(e) salarié(e) qui refuse un changement dans son contrat de travail pourra être licencié(e) pour cause réelle et sérieuse ;

• La possibilité de baisser les salaires et changer le temps de travail ;

• La modulation du travail sur 3 ans avec la possibilité de passer de 10 heures à 12 heures de travail par jour et de 35 heures à 44 heures, voire 46 heures par semaine ;

• Le fractionnement du repos de 11 heures entre poste ;

• La possibilité de payer les heures supplémentaires majorées à 10% contre 25 % aujourd’hui ;

• Le plafonnement à 15 mois de salaire des indemnités en cas de licenciement illégal ;

• Mais aussi, extension du dispositif forfait jour, réforme de la visite médicale, du temps d’astreinte, du repos hebdomadaire, des plages horaires du travail de nuit, etc....

Cerise sur le gâteau

Dans cette spirale régressive, les accords d’entreprise pourront déroger aux dispositions du code du travail ou de la convention collective dans un sens plus défavorable aux salariés(es).

C’est une déclaration de guerre contre tous les salariés(es). Ce projet ne créera aucun emploi. Au contraire, c’est la précarité assurée pour les salariés(es) actuels et futurs.

Exigeons ensemble l’abandon pur et simple du projet et exigeons un code du travail qui protège tous et toutes les salariés(es) !

Le code du travail qu’il nous faut !

• La modernisation du code du travail ne peut se concevoir que visant à faire progresser le droit du travail et non pas à encourager ou à accompagner son dépérissement.

• L’évolution du droit du travail que nous voulons doit renforcer les droits des salariés en prenant en considération des enjeux liés à la transformation professionnelle et aux nouvelles technologies de l’information et de la communication.

• La CGT réaffirme que le code du travail est le socle commun collectif applicable à l’ensemble des salariés. Les négociations de branches (conventions collectives) et d’entreprises doivent améliorer ces garanties, pas les fouler au pied !

• La durée légale du travail doit être ramenée à 32 heures avec maintien du salaire et renvoi aux modalités par négociation collective. La réduction du temps de travail est de nature à créer des emplois, en allant dans le sens de l’histoire et du progrès social.

• Les droits des salariés (emploi, carrière et reconnaissance des qualifications, formation professionnelle, protection sociale) ne doivent plus dépendre de leur contrat de travail, mais être attachés à la personne, garantis collectivement, cumulables, transférables et opposables à tout employeur. Des expériences récentes illustrent la possibilité de créer ces droits nouveaux, permettant d’éviter la rupture du contrat. Ainsi, en Bretagne, un CDI « temps plein de formation » vient d’être créé.

• Inscription de droits nouveaux d’intervention et d’expression pour les représentants syndicaux et les salariés avec la consolidation du rôle des instances représentatives des personnels.

• Les libertés syndicales doivent être assurées.

L’annonce par Manuel Valls du report de la présentation de loi « El Khomri » en conseil des ministres, est un premier recul à mettre à l’actif de la mobilisation montante. Le gouvernement doit prendre en considération les revendications qui s’expriment dans les entreprises, les services, sur les questions de salaires, d’emploi, de conditions de travail ainsi que le rejet massif du projet de loi du code du travail.

Jeunes, étudiants, salariés, précaires, retraités et privés d’emploi

Tous ensemble, le 9 mars à 10h00

pour une première manifestation

Place Anatole France à Tours

Lire le communiqué unitaire national du 3 mars 2016

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