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POUR DEVELOPPER DES SERVICES PUBLICS DE SANTE EN REGION CENTRE
POUR L’EGALITE D’ACCES A DES SOINS DE QUALITE POUR TOUS.
Lundi 29 février 2016 à 13h
Manifestation à « La Passerelle » à Fleury-les-Aubrais (45)

Ce lundi 29 février 2016, la Conférence Régionale de Santé et de l’Autonomie sera réunie pour discuter du Plan Régional de Santé proposé par l’ARS (Agence Régionale de Santé) avec pour impératif l’application de la loi de modernisation de la Santé dite « Loi Touraine » et sous contrainte de la Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2016 (LFSS 2016).

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Téléchargez le tract de l’UD CGT 37

Ces deux lois complémentaires répondent au pacte de responsabilité  : 50 milliards d’Euros de cadeaux faits aux patrons, dont 10 milliards pris sur la santé, 11 sur la Sécurité sociale et 11 sur le dos des collectivités territoriales.

Dans cette conférence où siègent une centaine de membres, un seul mandaté de la CGT pour représenter et défendre les intérêts des salariés et des usagers. La sous-représentation des salariés est révélatrice du manque de démocratie de cet organisme.

Ce 3ème plan, inscrit dans le cadre de la politique de réduction des dépenses publiques, déterminera pour la région Centre, la répartition des moyens et des priorités de l’action publique pour la Santé et l’Action Sociale.

Dans ce contexte d’austérité, les perspectives de réponses aux besoins des populations sont plus qu’incertaines. La Santé et l’Action Sociale, comme la Sécurité Sociale, sont dans le viseur de tous ceux qui rêvent d’en finir avec notre modèle social.

Les mobilisations des personnels, dans de nombreux établissements de notre Région, confirment le profond malaise dans ces secteurs. Depuis des mois, dans tous les départements de la région, des personnels se battent avec le soutien de la population pour maintenir les activités de proximité, améliorer les conditions de travail, obtenir des effectifs en réponse aux besoins des patients.

Revendiquons des moyens pour la santé

Refusons la loi santé de Marisol Touraine

Cette loi a été votée le 17 décembre 2015 dans l’indifférence générale d’une Assemblée Nationale aux trois quarts vide. Après de multiples réformes régressives, cette loi est une nouvelle étape pour répondre aux pressions des puissances financières, au Medef, aux injonctions de Bruxelles. Cette loi constitue, pour les hôpitaux publics, « l’arsenal juridique » chargé de garantir la diminution de 3,4 milliards d’Euros en 2016 décidé par la Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2016 qui fixe un Objectif National des Dépenses de l’Assurance Maladie 2016 (ONDAM), historiquement bas (1,75%).

Concernant le système de soins, la loi crée « un service territorial de santé au public » et non pas un service public territorial de Santé. La différence est de taille. Il faut se préparer à de nouvelles restructurations territoriales entre public et privé, le privé faisant main basse sur les activités les plus rentables, notamment la petite chirurgie.

C’est un nouveau coup de main à la santé marchande.

Ce fut déjà le cas, il y a quelques années, sur le territoire du Chinonais avec le mariage forcé entre l’hôpital et la clinique privée à but lucratif. Cette dernière est maintenant propriété du pôle de santé privée, Léonard de Vinci, dont la construction des bâtiments a été financée par l’argent public.


Non à l’HÔSTERITE !

« HOSTERITE » =

-  Moins 10 milliards sur la santé, moins 3 milliards pour les hôpitaux dont 860 millions sur la masse salariale
-  Fermeture d’établissements, de sites, de services, de lits avec la mise en place de Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT).
-  Suppression d’activités : la fermeture du laboratoire de l’Hôpital d’Amboise est annoncée.
-  22 000 suppressions de postes au niveau national Au CHU de Tours, 150 suppressions de postes de secrétaires médicales d’ici 2 ans.
-  Plan de retour à l’équilibre imposé par les ARS comme au Centre Hospitalier de Loches.
-  Blocage des salaires des personnels....

GHT

Tous les hôpitaux doivent se regrouper. Ces groupements ne pourront permettre une égalité d’accès aux soins. En effet, des transferts d’activités vont être réalisés entre établissement du Groupement avec la création d’établissements spécialistes dans certains domaines. Cela va engendrer l’éloignement des patients de leur lieu de vie et des disparités sur les territoires. En Indre-et-Loire, le CHRU sera l’établissement support du GHT où adhéreront dans un 1er temps tous les hôpitaux du département. Il concernera également les établissements assurant une Hospitalisation A Domicile (HAD) et pourra accueillir les EHPAD.

Que restera-t-il comme activités de proximité sur les Centres Hospitaliers de Chinon, Loches, Ste-Maure, Amboise, Château-Renault... ?


C’est dans cette logique d’austérité que le plan directeur 2016-2026 du CHU de Tours été élaboré. Celui-ci prévoit de regrouper l’ensemble des activités sur les 2 seuls sites de Bretonneau et Trousseau, à la place des 5 actuels.

Un des objectifs affichés : se mettre au niveau de la concurrence privée !!!!

-  Transfert de l’hôpital pédiatrique sur Bretonneau au risque de détérioration de la qualité des soins pour les enfants. Les services de chirurgie pédiatriques intègreraient-ils ceux des adultes qui ...seraient transférés à Trousseau ?

-  Regroupement des psychiatries sur Trousseau : Ce projet remet en cause des soins de proximité. On remplace une offre de soin par secteur, selon l’adresse des patients, par des regroupements par pathologies .

-  Fermeture du site de l’Ermitage avec regroupement des Soins de Suite et de Rééducation sur Bretonneau. Quid des 130 places de l’EHPAD ?


Point « phare » de la loi Touraine : le développement de l’hospitalisation en Ambulatoire.

L’ambulatoire, cela signifie que le patient ne dort pas à l’hôpital.

La CGT n’est pas opposée aux évolutions dans la prise en charge des patients. Mais l’objectif du développement de l’ambulatoire n’est pas d’améliorer la qualité des soins, mais de diminuer les dépenses remboursées par la Sécurité sociale et de diminuer l’emploi public.
L’ambulatoire sert de prétexte pour fermer un grand nombre de lits en hospitalisation complète.

A Tours, le projet de construction d’un hôtel (Hospitel, prestataire externe, établissement privé à but lucratif) sur le site de l’hôpital Trousseau répond à ces objectifs. Le patient avant et/ou après son intervention devra aller dormir à l’hôtel et payer l’hébergement, les repas.

Il s’agit de la privatisation d’une partie des soins et une augmentation du reste à charge pour le malade.


Bientraitance ? Dans des Etablissements Publics maltraités ?

Avec des personnels en souffrance ?

La conférence va aussi traiter de la « Bientraitance », ce qui appelle la question de la maltraitance qui est avant tout institutionnelle.

C’est l’insuffisance de financements alloués aux secteurs sanitaires, sociaux et médicosociaux qui, ne permettant pas une réelle réponse aux besoins des usagers, crée la maltraitance institutionnelle.

Dans les EHPAD, la situation est catastrophique et indigne de notre 21ème siècle.

L’insuffisance des effectifs est constatée partout, voire même plus important dans les établissements privés lucratifs. Les personnels sont en souffrance physique et psychologique.
Est-ce normal que nos anciens restent aux lits pendant des journées entières ? Ou ne soient pas lavés pendant plusieurs jours par manque de personnels ? Est-ce normal que les personnels réalisent des "soins en série" de façon impersonnelle, en écourtant les échanges avec le résident demandeur ?

C’est ça la bientraitance ? !

La maltraitance est aussi financière. Le reste à charge pour les familles est, pour beaucoup, ingérable compte tenu du faible montant des pensions.

Selon un rapport de l’Inspection Générale des Affaires Sociales, chaque résident paye en moyenne 2 200 € par mois alors que la retraite moyenne d’une personne âgée de plus de 65 ans s’élève à 1 100 € mensuels. Le prix de journée (reste à charge aux familles) des EHPAD d’Indre-et-Loire varient de 45 € à 98 €.

Des disparités qui n’ont aucun lien avec la qualité de la prise en charge.

Les établissements les plus onéreux se trouvent en ville et relèvent du secteur privé. Ces maisons de retraites privées à but lucratif représentent 22 % des lits en France (contre 55 % pour le public et 25 % pour l’associatif).

Nombre de ces établissements appartiennent à des groupes cotés en Bourse (Korian, Medica France, Orpéa...) avec un fort taux de rentabilité.

Ces profits se font évidemment sur le dos des personnels et des usagers.

Les capitalistes ne s’y trompent pas. Oubliant bien vite que l’on parle d’êtres humains, de nos parents et grands-parents, le site internet defiscalisation-ehpad.fr se réjouit que le nombre des plus de 85 ans va presque doubler d’ici 2020, dont 35 % de personnes lourdement dépendantes. Parlant d’un marché connaissant un développement très important, il rappelle que « les EHPAD sont un des investissements les plus rentables dans l’immobilier » ! Enfin, il conclut : « Mieux qu’une défiscalisation, l’investissement dans un EHPAD est aujourd’hui le meilleur moyen pour se constituer une retraite complémentaire non fiscalisée », avec une rentabilité de 5 à 6 %.

Nos Anciens méritent mieux que des banques impliquées dans la spéculation et responsables de la crise. Refusons la transformation des malades en « part de marché », rentables ou non rentables, avec des « parcours de santé » qui ressemblent de plus en plus à un « parcours du combattant ».

La CGT ne peut accepter l’évolution actuelle de notre système de santé, qui aboutit à ce que plus de 20% de la population renonce à des soins pour des raisons financières !

LA CGT REVENDIQUE ET PROPOSE

-  Relèvement des cotisations prélevées directement à l’entreprise, sur la base des richesses ;

-  Augmenter les salaires, c’est bon pour la Sécurité sociale (1€ de plus de l’heure dans le privé et 8% d’augmentation du point d’indice dans le public : ce sont 15 milliards de plus pour la Sécu) ;

-  Une Sécurité sociale gérée par les salariés, seuls producteurs de richesses produites par leur travail ;

-  Prise en charge des dépenses de santé à 100% par l’Assurance Maladie (y compris celles liées à la perte d’autonomie) ;

-  L’hôpital public doit redevenir le pivot du système de soins ;

-  Une véritable politique de prévention des risques, notamment ceux liés au travail.

La santé, c’est l’affaire de tous !

Lundi 29 février, salariés, usagers, tous ensemble,
Faisons entendre nos revendications,
Exigeons les moyens pour un grand service public de Santé et d’Action Sociale qui répondent pleinement aux besoins de notre 21ème siècle.

Allons à la reconquête de notre protection sociale.

L’Union Départementale organise un transport collectif.

• Départ de Chinon à 10h00, Rond-point du Leclerc
• Départ à 11h00 de la Maison des Syndicats de St Avertin

Inscrivez-vous en appelant le : 02 47 38 53 81 ou par mail à l’adresse : ud37@cgt.fr

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