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Privés d’emploi
Toutes les raisons de se mobiliser !
La CGT donne rendez-vous le 26 janvier 2016 à 8h30, devant l’agence de Pôle Emploi des 2 lions à Tours.

Déficit, déficit, déficit ... voilà le mot de ralliement de l’ensemble du patronat, relayé par les gouvernements successifs. Et oui, à les écouter, les chômeurs seraient responsables du déficit des caisses de l’UNEDIC.

Responsables parce qu’ils ne voudraient pas travailler. Il faudra bien qu’un jour on nous explique comment près de 6 millions de salariés privés d’emploi pourraient trouver un emploi, alors que le Service Public, dont c’est le principal rôle, n’offre que 200 000 offres. Et encore, quels emplois ? Intérim, CDD de quelques heures par semaine, etc. voire des offres illégales que le Comité national a dénoncé.

C’est dans ce contexte que plusieurs dispositions vont impacter le quotidien des privés d’emploi dans les semaines et les mois qui viennent :

1. Nouvelle négociation sur une nouvelle assurance chômage ;
2. Fermeture des guichets Pôle Emploi l’après-midi ;
3. Formation des chômeurs.

1. Négociation assurance chômage

Pour rappel, le Conseil d’Etat a annulé la convention 2014 suite à l’action juridique de la CGT notamment.

La censure de la convention porte essentiellement sur le différé spécifique pour capter les indemnités supra légales en une réparation de préjudice suite à un licenciement abusif.

Grâce à l’action des chômeurs et de la CGT, il a été également obtenu la révision du dispositif des droits rechargeables qui pénalisait les demandeurs d’emploi qui retrouvaient un contrat de travail mieux rémunéré.
Une nouvelle négociation va s’ouvrir dans les prochains jours sur l’assurance chômage.

C’est une séquence à haut risque pour les salariés en emploi et privé d’emploi sous l’injonction de Valls, C’est une séquence à haut risque pour les salariés en emploi et privé d’emploi sous l’injonction de Valls, qui dit qu’il faut aller vite mais aussi qu’il faut des contreparties pour les chômeurs. Lesquelles ?

Le patronat, et le MEDEF en particulier, se présentera à la table des négociations avec les poches vides comme à son habitude. Il est fort à parier que l’effort sera demandé aux chômeurs.

La CGT défendra :

• Une autre réforme pour la négociation dans un cadre impartial et loyal ;
• Une autre politique de l’emploi basée sur la relance et le développement durable plutôt que sur l’austérité qui produit les dégâts connus ;
• Des droits pour toutes et tous à un revenu de remplacement ;
• Une articulation de tous les droits, chômage, formation, retraite ;
• La construction de la Sécurité sociale professionnelle pour des droits universels garantis collectivement ;
• L’organisation d’un grand service public de l’emploi.

2.Fermeture des guichets l’après-midi

Toujours dans un contexte de faire payer les chômeurs, la direction de Pôle Emploi a décidé de créer « un accès direct du demandeur d’emploi à son référent et le développement des services personnalisés sur rendez-vous ».

Qu’en est-il ?

• Réduction des horaires d’ouverture au public ;
• Programmation de rendez-vous pour la recherche d’emploi, l’indemnisation ou l’orientation, l’accès à l’offre de service numérique et aux ateliers collectifs ;
• Lors des ½ journées d’ouverture, le privé d’emploi ne pourra plus être reçu spontanément en entretien pour toutes les questions relatives aux offres d’emploi, à la mobilité, aux aides que pourrait avoir un employeur pour l’embaucher
• En réduisant ainsi les conditions d’accès aux services, la direction de Pôle Emploi tourne le dos à l’objectif premier qui doit être celui du Service public de l’emploi.

Pour la CGT, Pôle Emploi doit disposer des moyens budgétaires et des effectifs qui lui permettent de faire face à l’augmentation continue du chômage et d’assurer correctement l’intégralité de ses missions.

3. Formation des privés d’emploi

La politique économique de François Hollande, faite de milliards de cadeaux en réponse aux revendications du Medef, débouche sur des niveaux de chômage record mais aussi sur des déroutes électorales pour son propre parti. C’est pourquoi, le président, à l’occasion de ses vœux (res)sort de son chapeau un plan miracle pour l’emploi, consistant à « accompagner 500 000 personnes vers les emplois de demain ». Ainsi, après avoir détruit les emplois d’hier, après avoir été incapables de créer ceux d’aujourd’hui, le gouvernement et le patronat voudraient nous faire croire à leur volonté de préparer un futur enchanteur. Il y aurait de quoi rire si n’était pas dramatique.

Mais qui est capable de décrire ces emplois pas encore nés mais déjà fantomatiques ? Qui est capable de définir les contenus de formation correspondant ? Où sont les formateurs en mesure de conduire les apprentissages ? Silence radio.

Nous sommes en pleine fiction, d’autant plus que cela fait maintenant longtemps que les pouvoirs publics organisent le naufrage de l’AFPA, un organisme qui depuis 1945 a accompagné, en les qualifiant, des millions de salariés vers des emplois réels et durables. N’oublions pas non plus que le gouvernement a cédé face aux organisations patronales revendiquant l’abandon du 1 % obligatoire pour la formation des salariés en activité.

Il est à craindre, que faute de volonté politique de (re)créer un véritable service public de formation professionnelle, le grand plan présidentiel ne soit que du bricolage improvisé et se réduise, selon le vœu des

organisations patronales, à une simple mise à disposition, gratuite pour les entreprises, d’une masse de chômeurs qui s’adaptera « à la vas comme je te pousse » à des emplois précaires. En termes de qualification et de pérennité, après l’agitation de la future campagne électorale, le bilan final risque de se rapprocher de zéro.

La CGT formule des propositions qui tournent le dos à cet enfumage :

• 32 heures de travail hebdomadaires pour tirer parti des gains de productivité et partager le travail ;

• Augmentation des salaires pour relancer la demande aujourd’hui en panne ;

• Un plan de relance de l’industrie avec des investissements massifs dans la recherche et la formation Pour répondre aux besoins sociaux et environnementaux.

La CGT donne rendez-vous le 26 janvier 2016 à 8h30, devant l’agence Pôle Emploi des 2 Lions pour échanger et exprimer vos besoins en terme de formation professionnelle.

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