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Intervention à l’issue de la manifestation du 8 octobre 2015 par Stéphane DEBLOBIN, Secrétaire général de l’Union Départementale CGT 37

Chers(es) Amis(es), Chers(es) Camarades,

Quelle médiocrité !

Quelle médiocrité !

D’un chef de gouvernement qui distribue les mauvais points envers les syndicats ayant refusé de tomber dans le panneau d’un accord sur le Parcours Professionnel Carrière et Rémunération (PPCR) dans la fonction publique !
Cet accord, n’en déplaise à certains, ne garantit en aucun cas des augmentations de salaires pour les agents, même si quelques points sont positifs et la CGT y a contribué. Pour autant, trop d’incertitudes demeurent sur la mise en place de certaines mesures ou d’autres ne seraient mises en place qu’en 2018, 2019 ou 2020.

A cela s’ajoute l’austérité qui est toujours à l’œuvre pour les différents secteurs de la fonction publique, mais aussi les déclarations de Macron sur les fonctionnaires.

Quelle médiocrité ! D’un gouvernement qui se dit de gauche, stigmatise une certaine catégorie de salariés et soutient une direction d’Air France en validant un plan de 2900 suppressions d’emplois et attise la division des salariés de l’entreprise !

Ce gouvernement attise le corporatisme. Nous l’avons vu à plusieurs reprises, avec la loi Macron par exemple.

Et bien non ! La CGT, au contraire, porte des revendications qui suivent l’intérêt général et donc les salariés !

C’est le cas de l’augmentation du point d’indice des fonctionnaires ; non seulement il répond à une urgence sociale pour chaque salarié du public et même au-delà, mais il répond au besoin de relance de l’économie.

Il en est de même pour l’augmentation générale des salaires dans le privé, à commencer par le SMIC et reconnaître les qualifications.

Et puis, il faut mettre un terme au pacte de responsabilité, qui ne sert à rien, mis à part gonfler un peu plus les poches des actionnaires du CAC 40 et répondre aux exigences du libéralisme européen.

Il faut évaluer la dette, sa légitimité et revoir la fiscalité des entreprises et du particulier. Redonner à l’impôt sur le revenu son vrai sens citoyen et baisser considérablement la TVA.

Face à la dégradation des conditions de travail, il faut que dans chaque entreprise, les salariés évaluent collectivement les besoins en emplois, mais aussi revendiquent la réduction du temps de travail à 32 heures, sans perte de salaire bien entendu.

Alors même qu’en ce moment, certains dirigeants ou bureaucrates « commémorent » les 70 ans de la Sécurité sociale, d’ailleurs le mot n’est pas choisi par hasard par ceux qui souhaitent l’enterrer.

Nous crions haut et fort « la Sécu elle est à nous ! »

Depuis 70 ans, elle a démontré son efficacité. A nous, salariés, de la défendre et de l’améliorer afin qu’elle réponde aux besoins d’aujourd’hui.

Pour ce faire, nous vous donnons rendez-vous vendredi 16 octobre prochain à 12h00 devant la C.P.A.M, afin de nommer symboliquement la place Ambroise Croizat, créateur de la Sécurité sociale. Un pique-nique sera organisé pour l’occasion avec un pot.

Gagner de nouveaux droits, c’est aussi l’ambition de la CGT avec la création d’une Sécurité sociale professionnelle et le nouveau statut du travail salarié.
Cette idée, dans le prolongement de la Sécurité sociale de 1945, créerait un socle de droits individuels garantis collectivement.

Travailler aujourd’hui n’immunise plus contre la précarité, la pauvreté, l’exclusion. Des couches sociales entières et diverses de la société sont touchées : ouvriers, employés, jeunes, fonctionnaires ...

Les restructurations des entreprises laissent sur le carreau des milliers de salariés.

La CGT a l’ambition d’une Sécurité sociale professionnelle qui repose sur 2 piliers :

1- Créer de nouvelles garanties pour réduire significativement les inégalités, le chômage et repenser la solidarité avec le droit effectif au travail et le plein emploi solidaire ;
2- Créer de nouveaux droits, l’effectivité de la démocratie au travail pour reconquérir la place du travail et des travailleurs au travail, le dépassement du lien de subordination du salariat.

Enfin, il faut développer les solidarités entre salariés. Entre salariés des entreprises donneuses d’ordre et sous-traitants, entre salariés en CDI ou CDD et intérimaires, entre salariés et privés d’emploi, entre salariés et retraités.
C’est l’effort qu’il nous faut mener pour construire un grand rapport de forces.

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