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n°263 - 21 septembre 2015

Editorial

Stéphane DEPLOBIN

La rentrée des crises

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On pourrait qualifier cette rentrée de rentrée des crises. La crise des guerres et des conflits, la crise grecque, la crise des réfugiés, la crise boursière chinoise, la crise des éleveurs, la crise de la démocratie, la crise sociale.

On peut largement attribuer la responsabilité du capitalisme dans toutes ces crises. Les crises font partie de l’ADN du capitalisme.
Au cœur des véritables problèmes, c’est la répartition des richesses qui est en question.

Par exemple, la timide décision d’accueillir 20 000 réfugiés en France, vient non seulement du fait qu’il ne faut pas trop donner de grain à moudre au Front National, mais il sous-entend aussi que le pays n’aurait pas les moyens, qu’il n’y a déjà pas de travail pour tout le monde.

D’ailleurs, le patronat a dit oui, mais pas trop !

Au contraire, la France a largement les moyens d’accueillir les réfugiés et les migrants et donner du travail pour tous. Il suffit de reprendre notre part sur le capital.

La campagne idéologique bat son plein.
A longueur d’antenne, on nous ressert le coût du travail et le code du travail complexe qui seraient un frein à l’embauche.

A la lecture du rapport Combrexelle sur la négociation collective, le travail et l’emploi, on s’aperçoit qu’il fait fi du rapport de subordination employeur/salarié, mais surtout qu’il veut, une fois de plus, faire supporter le poids de la crise sur les salariés sans remettre en cause la répartition des richesses.

Dans cette rentrée, nous avons de multiples occasions de porter nos valeurs.

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