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Assemblée de rentrée le 8 septembre 2015
De l’Union départementale CGT d’Indre-et-Loire
Introduction de Stéphane Deplobin, Secrétaire général

Si nous pouvions qualifier cette rentrée, on pourrait l’appeler la rentrée des crises.
• La crise des guerres et des conflits,
• La crise grecque,
• La crise des réfugiés,
• La crise boursière chinoise,
• La crise des « éleveurs »,
• La crise de la démocratie,
• La crise sociale.

Je vais tenter d’aborder tous ces sujets en tentant d’apporter une analyse et les propositions de la CGT et les actions.

D’abord, les conflits à travers le monde.

Je ne vais pas aborder ici la liste des guerres et des affrontements qui ont lieu à travers le monde, nous en parlons régulièrement ici. Mais nous proposons, comme nous l’avons fait l’année dernière, de nous inscrire dans la journée internationale pour la Paix.

Vous trouverez dans vos pochettes le projet de déclaration signée par plusieurs organisations ; nous attendons encore des réponses. A noter que Solidaires a décliné, préférant aborder cette question le 11 novembre !

La déclaration unitaire invite à un rassemblement le 21 septembre donc à 18h00, Place Anatole France à Tours

Elle aborde aussi la question des réfugiés qui est tout simplement insupportable. Ce sujet bouscule l’opinion publique, notamment avec cette photo prise d’un enfant kurde de 4 ans retrouvé mort, échoué sur une plage Turque.

Cette situation met en lumière l’impuissance de l’Union Européenne devant cette catastrophe humanitaire. Elle révèle son véritable visage préférant infliger une dure leçon au peuple Grec.
Pendant la crise grecque, des réunions avaient lieu plusieurs fois par semaine, durant des nuits parfois. Pour la cause des réfugiés, il faudra attendre le 15 septembre !

En France, les défenseurs de la théorie de « l’appel d’air » peuvent désormais ranger leurs arguments. C’est bien la situation de guerre, de persécution, de situation économique et sociale qui créer ces exodes massifs, pas les conditions sociales en France et en Europe.

Le peuple Grec, lui, a été humilié par la troïka et l’Euro-groupe. Cela discrédite, une fois de plus, les institutions européennes, mais aussi les classes politiques dominantes en Europe.

Sur ces sujets, la CGT d’Indre-et-Loire a participé, avec ses moyens, au rassemblement de soutien au peuple grec et aux rassemblements de soutien aux migrants du Sanitas avec les autres Organisations Syndicales.

Sans refaire le débat de la Commission Exécutive d’août, les agriculteurs sont mobilisés ; les éleveurs sont rejoints maintenant par les céréaliers, avec cette manifestation d’hier en tracteurs à Paris. Certains céréaliers de la Région Centre sont même venus manifester en Porsche Cayenne et autre gros 4X4 !
La FNSEA est mobilisée et son président, Xavier Belin, aussi Président du CESER Centre, demande 3 milliards d’Euros en baisse « de charges », des facilités de crédit pour moderniser les outils de production et ainsi continuer la course à la compétitivité et au productivisme. Aurait-il des ambitions pour 2017 pour participer à un gouvernement ? ?

Si la crise grecque, ou plutôt le comportement des dirigeants européens sur la Grèce, met à mal la démocratie et renforce les défiances des politiques, d’autres éléments viennent renforcer cette crise démocratique.

« C’est le cas dans la presse et l’audiovisuel, où maintenant chaque gros patron doit avoir son groupe de presse, sa chaine de télé ou plus. Le verrouillage de l’information, la censure est à l’œuvre ; c’est le cas Bolloré et Canal +, avec les guignols et la censure de documentaire de son copain banquier du Crédit Mutuel »

C’est donc, une fois de plus, le programme du CNR qui est un peu plus mis à mal.

De la même manière que la loi Rebsamen détricote un peu plus la représentation du personnel pour avoir un syndicalisme à leurs bottes (gouvernement et patronat) et des salariés corvéables à merci.

Au niveau économique, les profits des entreprises du CAC 40, explosent : + 30 % par rapport à 2014 au premier trimestre 2015. Une nouvelle bulle spéculative risque d’exploser, malgré toutes les belles promesses de régulation du capitalisme.

Le CICE est un échec complet, mais il n’est pas remis en cause, le pacte de responsabilité non plus.

Le chômage continue sa progression particulièrement en Indre et Loire ; + 0,6 % cat. ABC au mois de juin ; 9,9 % sur un an.

L’année dernière, à la même période, nous titrions le Bulletin du Militant « Après les déclarations d’amour, les preuves d’amour ». A croire qu’Emmanuel Macron nous a entendus puisqu’il a utilisé les mêmes phrases à l’université d’été du MEDEF.

Le droit du travail : la prochaine cible.

Le MEDEF réclame une simplification législative, notamment du code du travail, et demande explicitement une inversion de la hiérarchie des normes pour préférer l’accord d’entreprise ou de branche à la loi. Fi donc, selon lui, de l’égalité des droits ou de garantie des clauses plus favorables. Il réclame aussi une révision de la fiscalité et une nouvelle réduction des dépenses publiques.

Si, à l’occasion de l’université d’été du PS à La Rochelle, Manuel Valls a balayé la volonté de Macron de revenir sur les 35 heures. Il a cependant défendu, comme Gattaz, une révision « en profondeur la manière de concevoir notre réglementation et annoncé une nouvelle réforme du droit du travail. Au nom d’une analyse de l’économie calquée sur les discours du grand patronat, il n’hésite pas à reprendre à son compte le principe de négociations se manant, d’abord à l’échelle de l’entreprise, au détriment de la primauté de la loi.

C’est donc la nouvelle ministre du travail, Myriam El Khomri qui sera chargée de cette réforme en s’appuyant sur le travail qui a été confié à Jean Denis Combrexelle, ex-directeur général du travail.

Nous avons donc d’ores et déjà un travail d’explication de mobilisation des salariés à faire dès maintenant et avant que les mauvaises nouvelles ne tombent.

Des combats menés par les salariés, il y en a eu ces derniers mois et des luttes gagnantes qui méritent d’être valorisées pour prouver que c’est possible. Qu’il n’y a pas de fatalité.

Le CEA par exemple. Après plusieurs mobilisations depuis plusieurs mois, les salariés avec l’intersyndicale ont obtenu du Président de la République qu’il stoppe la fermeture du Ripault. Les échéances électorales ne sont peut-être pas étrangères non plus à cette décision, mais quand même sans la mobilisation des salariés, la fermeture aurait été actée.

Aussi, chez SES, après une bagarre acharnée contre le projet de la direction de supprimer 29 postes chez les aides-commerciales, après plusieurs débrayages et d’argumentations des syndicats FO et surtout CGT, le PSE a été invalidé par la DIRECCTE.

Maintenant, il nous faut passer à ce qu’il faut construire pour cette rentrée.

Le 21 septembre, pour la Paix et le désarmement ; je l’ai dit.

Le 23 septembre pour les libertés syndicales ; c’est une journée qu’il faut travailler, notamment recueillir des témoignages pour décrire la répression qui subissent certains de nos camarades.

Nous pourrions mettre en avant la loi Rebsamen qui détruit les droits des salariés quant à leur représentation, mais aussi la remise en cause des locaux syndicaux dans la région, avec Châteauroux, Chartre étant en phase de règlement.

Et puis, nous avons à préparer très fortement l’action nationale interprofessionnelle du 8 octobre.

Nous devons absolument dépasser les mobilisations précédentes, bien qu’en progression, et convaincre déjà chaque syndiqué du département de l’utilité de se mobiliser. Je rappelle au passage que les négociations sur les retraites AGIRC et ARCCO vont reprendre très prochainement. L’emploi, les salaires, la protection sociale et toutes les différentes attaques sont à mettre au cœur de cette journée et d’inviter les salariés à s’inscrire dans un processus de lutte pour reprendre la main sur la déferlante libérale.

Il faut, à mon sens, que les référents prennent vite contact avec les syndicats afin de voir où ils en sont dans les discussions, réunions de syndiqués, assemblées générales, etc ...

Je vous laisse la parole.

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