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Santé : une lutte syndicale " moderne "

Paru dans la Nouvelle République du 30 aout 2014

Les dirigeants nationaux de la CGT santé se sont réunis à Loches, là même où ses adhérents peuvent s’enorgueillir de certaines luttes victorieuses, comme ici pour l’emploi à l’Ehpad. Tout un symbole.

Les dirigeants nationaux du syndicat CGT santé et action sociale ont choisi, jeudi 28 août, de se réunir à Loches. Au cœur de la circonscription de la ministre de la Santé, Marisol Touraine. A l’endroit aussi où leurs adhérents locaux peuvent s’enorgueillir de luttes victorieuses récentes, pour l’emploi à l’Ehpad de l’hôpital notamment.

Au lendemain du changement de gouvernement qui sacre l’orientation droitière de l’exécutif socialiste, la CGT santé, premier syndicat du secteur avec près de 80.000 adhérents revendiqués, hausse le ton. « La situation est clairement pire depuis le remaniement. Ce sont des copiés-collés de Tony Blair. Et quand on voit ce que Thatcher, puis Blair, ont fait du service public de santé anglais... », commente Christophe Prudhomme, membre de la direction fédérale et médecin urgentiste.

Son syndicat représente environ 2,5 millions de salariés aussi bien dans les hôpitaux que les cliniques, les maisons de retraite, la protection de l’enfance, l’accompagnement social, l’accueil de personnes handicapées, les services d’aide à domicile... « La santé subit de plein fouet les politiques d’austérité, sur les effectifs, les fermetures de service, la précarité, les salaires... Notre rentrée s’annonce très revendicative », assure la secrétaire générale, Nathalie Gamiochipi. Dans la ligne de mire du syndicat qu’elle dirige, le vote du budget et du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (*). La CGT-santé prône également la fin de la tarification à l’activité, un mode de financement des hôpitaux qui pénalise les petites structures.

" Logique moderne "

Mais le syndicat ne veut pas se contenter de défendre le statu quo. Il met sur la table une série de contre-propositions, parmi lesquelles l’instauration d’un grand service public de la santé et de l’action sociale, la création d’une contribution sociale assise sur les revenus financiers des entreprises ou encore une organisation territoriale redonnant la main aux élus et aux usagers. « Nous ne sommes pas des passéistes, conclut Christophe Prudhomme. Nous sommes au contraire dans une logique moderne » basée sur « une égalité de traitement » de tous les territoires.

(*) La mobilisation de la CGT-santé culminera avec la journée d’action interprofessionnelle du 16 octobre sur l’emploi, les salaires, l’emploi et la protection sociale. Bien sûr, les élections professionnelles dans la fonction publique, le 4 décembre, font partie des objectifs.

Pierre Calmeilles

La Phrase

« On n’aimerait pas perdre la chirurgie » La mobilisation, notamment à l’appel des syndiqués lochois de la CGT-santé, a débouché sur le retrait des suppressions de postes un temps envisagées à Puygibault.

A l’occasion de la réunion des instances nationales de ce syndicat jeudi à Loches, ses représentants locaux ont assuré qu’ils n’allaient pas s’endormir sur leurs lauriers  : « On reste vigilants en ce qui concerne l’hôpital lui-même. On n’aimerait pas perdre la chirurgie. »

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