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Salariés du public et du privé : unité !!!
Tous ensemble le 15 mai 2014.

Pas un jour ne passe, sans que l’on entende dire que le travail est un coût, « une charge » pour l’entreprise ou pour la collectivité.
Ça suffit les mensonges !!!

Loin d’être résolue, la crise systémique, qui a frappé l’ensemble des sociétés depuis l’année 2008, reste caractérisée par une exigence démesurée de la rentabilité du capital.

C’est pourquoi cette crise reste enracinée dans une captation toujours plus grande par le capital de la valeur ajoutée produite, une financiarisation et une marchandisation des processus économiques et sociaux, une mise en concurrence exacerbée du monde du travail, une dégradation constante du rôle, de la place, des conditions et du sens du travail générant un recul sans précédent des droits et des garanties collectives des salariés, quel que soit le statut de ces derniers, des privés d’emploi, des retraités.

Dans un tel contexte, toujours sous l’aiguillon des forces patronales et des classes sociales dominantes, l’appareil d’État, et plus largement la puissance publique, font l’objet de processus de transformations conséquents.

Pour la CGT, c’est donc bel et bien la crise organisée du travail (chômage de masse, précarité et précarisation du travail, insuffisance de sa rémunération) qui produit la crise systémique (non satisfaction de toute une série de besoins sociaux de par l’insuffisance de la demande et de la consommation - endettement privé qui n’est plus financé).

C’est dans ce contexte que le gouvernement lance son nouveau pacte de responsabilité. Il se caractérise par :

• 30 milliards d’euros de cadeaux pour le patronat

• 50 milliards d’euros de réduction des dépenses (Etat, collectivités territoriales et sécurité sociale )

En faisant le choix d’une politique libérale, le gouvernement sape les perspectives de croissance en maintenant le gel du point d’indice des fonctionnaires, servant de base de calcul pour leur salaire, en refusant tout coup de pouce au SMIC, en maintenant la suppression des emplois publics.

La baisse des budgets aura inévitablement pour conséquence le transfert de dépenses publiques vers les dépenses de tous les citoyens (santé, culture, action sociale, logement, transport, énergie, communication, service de proximité...)

Ce transfert déjà entamé consiste à donner encore un peu plus aux entreprises privées, comme dans la santé où chaque nouveau service créé est systématiquement assumé par un établissement privé. C’est le cas également pour les routes nationales dont une partie va être donnée à des grands groupes de BTP comme ce fût le cas pour les autoroutes. Idem, pour les nouvelles infrastructures ferroviaires, comme la LGV Tours-Bordeaux où c’est le groupe Vinci qui louera la ligne à la SNCF grâce à un partenariat public-privé (PPP).

C’est donc l’ensemble des citoyens qui devra assumer ces choix politiques au profit du capital, afin de répondre aux exigences de la Commission Européenne, des libéraux et du patronat.

Face à cela, le monde du travail doit s’exprimer et revendiquer ensemble :

- L’augmentation des salaires avec un SMIC à 1700 € et la reconnaissance des qualifications.

- L’augmentation du point d’indice dans la fonction publique

- Une réforme de la fiscalité

- La création d’emplois publics pour répondre aux besoins

- De nouveaux droits pour les salariés (droit de véto pour les C.E.)

Il n’y a pas de fatalité, chacune et chacun de nous peut intervenir et changer les choses pour obtenir une véritable politique de progrès social.

Le 15 mai, les agents de la fonction publique seront dans l’action pour exiger la fin du gel du point d’indice.

Ensemble, sur les lieux de travail, discutons des revendications et des moyens de l’action.

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