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Mobilisation du 6 février 2014
Les salariés exigent d’être entendus


Ce jeudi 6 février 2014, plus de 150 initiatives organisées à l’initiative de la CGT, à travers toute la France, ont permis à des dizaines de milliers d’hommes et des femmes de réclamer une autre répartition des richesses.

Des milliers de tracts distribués aux portes des entreprises et dans les lieux publics, des conférences de presse, des opérations filtres aux péages des autoroutes, des arrêts de travail, des assemblées générales, des rassemblements et délégations devant les chambres patronales, les préfectures et les sièges d’entreprises ont démontré la capacité des salariés à faire irruption sur la scène sociale pour prendre leur destin en mains.

Cette première journée d’action interprofessionnelle de l’année 2014, à l’initiative de la CGT, confirme que les salariés sont disponibles à l’action collective sous des formes correspondant à la diversité des réalités du monde du travail. Solidaires dans l’entreprise et rassemblés dans la rue pour porter leurs exigences de progrès social, ils ont dit leur volonté de mettre un coup d’arrêt à la spirale de la fatalité et du repli sur soi.

Alors que les directions d’entreprises exercent une pression infernale pour réduire le coût du travail et que le gouvernement ne répond en rien aux aspirations sociales en renouvelant de nouvelles faveurs au patronat, cette journée démontre que la volonté des salariés à voir les politiques économiques et sociales changer grandit.

Dans les localités où des luttes unitaires sont engagées, on a pu constater avec intérêt la participation d’autres organisations syndicales. Cela indique que ce sont bien les réalités du travail autour de l’emploi, des salaires et de l’avenir de l’entreprise, qui contribuent à rassembler les salariés.

Au même moment où un sondage national rappelle que la préoccupation numéro un des français est la peur de perdre son emploi et qu’ils exigent un salaire minimum à 1500 € par mois, le gouvernement et le patronat ne peuvent rester sourd.

Considérant cette journée comme un tournant, la CGT et ses organisations l’analyseront et débattront des suites à lui donner lors d’un Comité Confédéral National (CCN), les 11 et 12 février 2014.


Article paru dans la nouvelle République du 7 février 2014

Tours : une manifestation aux multiples visages

Photo NR

A Tours, plusieurs centaines de manifestants ont défilé hier rue Nationale. Venus d’horizons divers, ils ne manquaient pas de motifs de mécontentement.

La CGT et Solidaires appelaient hier à une journée de grève interprofessionnelle, afin de lutter pour une politique d’augmentation des salaires.

La pluie n’a pas freiné l’ardeur des manifestants. Hier, à l’appel des organisations syndicales CGT et Solidaires d’Indre-et-Loire, ils étaient plusieurs centaines - 500 selon les organisateurs, 430 selon la police - à s’être rassemblés à Tours, place Jean-Jaurès à 10 h, pour dénoncer «  la situation catastrophique de l’emploi, des salaires, l’attaque sur la protection sociale, avance Christian Faucompré, retraité des organismes sociaux. Avec le pacte de responsabilité, on va encore donner des milliards aux patrons sans aucune garantie. Il faut réorienter dans le social, c’est une urgence. »

Le cortège, à grand renfort de sono et de banderoles, a quitté la place Jean-Jaurès vers 10 h 30 pour investir la rue Nationale, occasionnant de légères perturbations dans le trafic du tram notamment. Du côté des syndicats, on jette un regard sans complaisance sur la présidence Hollande. « On considère que les choix qui sont faits ne sont pas les bons, juge Stéphane Deplobin, secrétaire général de l’Union départementale CGT 37.

Le gouvernement répond aux attentes du Medef et pas à celles des salariés. Nous demandons une augmentation des salaires et de nouveaux droits pour contraindre les entreprises à une alternative aux licenciements. » Des salariés de diverses entreprises du département touchées par les difficultés (Partouche Technologies, Chapitre, Esprit, SKF, Sanofi, Michelin, Cofiroute) ont participé à cette journée de grève.
Le personnel hospitalier se plaint pour sa part de « salaires gelés, dit Claire Delore, représentante CGT au CHU. J’ai une collègue qui gagne 1.160 € par mois... Il y a également la question des effectifs  : on ouvre des lits à Bretonneau mais on en ferme à Trousseau. Il manque du monde  ! »

Sébastien Bourcier

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