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Salaires, emploi, protection sociale et retraite. On ne lache rien ! Rassemblement, le 26 novembre 2013 à partir de 12h00, place Jean Jaurès à Tours.

La presse, la télévision, les patrons, le gouvernement nous répètent à l’envi que « Rémunérer le travail pénaliserait la compétitivité des entreprises », que notre modèle social est un handicap dans la guerre économique.

Ils nous assènent cette pseudo « vérité » alors que les indicateurs économiques montrent que nos entreprises souffrent d’un manque d’investissement, d’une trop forte rémunération des actionnaires, et d’une consommation en déclin faute d’emplois et de salaires corrects.

C’est cette même pensée unique que les gouvernements et le patronat européens mettent en œuvre par tous les moyens dans le seul but de réduire ce qu’ils appellent le « coût du travail » : nos salaires directs ou nos salaires socialisés, c’est-à-dire le financement de nos systèmes solidaires de protection sociale.

La crise a pu modifier, un temps seulement, la perception du rôle néfaste de la financiarisation de l’économie. Patronat, gouvernements successifs et médias s’ensont servi pour tenter de masquer les responsabilités, pire, de les faire supporter aux peuples.

Les créateurs de richesses c’est nous !

Augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux est une nécessité pour relancer l’économie et l’emploi, pour financer nos retraites et la Sécurité sociale.

La CGT réaffirme la nécessité d’une décision politique pour la revalorisation significative du Smic et des salaires, dans le privé comme dans la fonction publique !

Partout dans les entreprises revendiquons des augmentations de salaires !

Réforme des retraites : on continue !

Hors des projecteurs médiatiques, le projet de réforme de retraite est toujours en cours d’adoption.

La CGT ne relâche pas son action :

- Parce que le projet de réforme est injuste. Il va particulièrement pénaliser les femmes et les jeunes et dégrader pour tous le montant des pensions ;

- Parce que le projet de réforme est particulièrement inéquitable. Il fait peser l’ensemble des efforts de financement sur les salariés et les retraités. Les salariés vont voir leurs cotisations augmenter alors que les salaires stagnent. Les retraités vont voir leur pouvoir d’achat baisser par le report de 6 mois de la revalorisation de leur pension alors que leur montant ne cesse de diminuer en application des réformes antérieures.

Les attentes sont fortes. Les sondages le disent, les français sont toujours très attachés à la retraite à 60 ans et à une réelle reconnaissance de la pénibilité permettant de partir bien avant l’âge de 60 ans.

Pour répondre aux besoins des salariés et des retraités, la CGT maintient pour exigences :

- Le rétablissement de l’âge d’ouverture des droits à 60 ans, avec une retraite d’au moins 75% du salaire d’activité pour la majorité des salariés et au moins égale au SMIC (que la CGT revendique à 1700 euros),

- la prise en compte de la pénibilité par des mesures d’anticipation d’âge avant 60 ans,

- L’égalité entre les femmes et les hommes,

- Une retraite de haut niveau pour le plus grand nombre et en particulier les plus jeunes d’entre nous.

Financer de façon pérenne une retraite satisfaisante pour toutes et tous c’est possible :

- Par une augmentation de la cotisation employeur et sa modulation en fonction de la politique salariale et d’emploi et de la part des salaires dans la valeur ajoutée de l’entreprise,

- Par la création d’une contribution sociale sur les revenus financiers des entreprises, au même taux que les cotisations assises sur le travail. Cette mesure permettrait de dégager 20 à 30 milliards d’euros par an,

- Par un élargissement de l’assiette des cotisations sociales sur l’ensemble des rémunérations (primes, intéressement, participation ...).

Plutôt que de répondre aux injonctions du Medef, il convient de supprimer pour les entreprises les exonérations de cotisations sociales, mesures qui n’ont pas montré d’efficacité en matière d’incitation à l’emploi stable ; bien au contraire les plans sociaux se multiplient et ce malgré la loi dite de « sécurisation » de l’emploi.

Ces exonérations s’élèvent aujourd’hui à près de 30 milliards d’euros par an.

Atteindre l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, permettrait d’augmenter les ressources du système de 10 milliards d’euros aux horizons 2020.

Communiqué des organisations
CGT, FO, FSU et Solidaires d’Indre-et-Loire

Pas un jour ne passe sans son lot de mauvaises nouvelles. Plans sociaux et pouvoir d’achat en berne impactent durablement les salariés(es) et les retraités(es).

Il est urgent, au lieu de répondre au corporatisme, de réorienter la politique vers l’emploi et les salaires. Il est urgent d’augmenter l’ensemble des salaires, du privé comme du public, ce qui impose d’en finir avec le gel du point d’indice et de revaloriser l’ensemble des salaires, avec une hausse significative du SMIC.

En 1981, les dividendes versés aux actionnaires représentaient 10 jours de travail ; en 2012, ils en représentent 45 jours, soit 4,5 fois plus ! Dans un silence complet, le texte sur les retraites poursuit son chemin entre Sénat et Assemblée Nationale, après qu’il soit rejeté par la deuxième chambre.

Ce projet injuste et inacceptable conduirait à un appauvrissement des futurs retraités (notamment les femmes) et interdirait l’accès au système de retraites pour les jeunes !!

La retraite à 60 ans, les départs anticipés pour travaux pénibles tels que cela existe dans de nombreux statuts et Conventions Collectives : voilà des propositions qui vont dans le bon sens !

Le financement des retraites nécessite de construire des alternatives par l’apport de ressources nouvelles, tout particulièrement en améliorant le pouvoir d’achat des salariés et en créant des emplois.

Il faut rompre avec les politiques d’austérité imposées par l’Union Européenne, renforcée par le dernier Traité Européen et s’attaquer au coût du capital. Il est urgent d’en finir avec l’austérité qui touche tous les salariés et tous les secteurs (public et privé), réduit et menace les services publics et la protection sociale.

Les organisations syndicales

CGT, FO, FSU et Solidaires d’Indre-et-Loire

appellent les salariés, les retraités, les privés d’emploi

au rassemblement, le 26 novembre 2013

à partir de 12h00, place Jean Jaurès, à Tours.

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