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Prestations familiales.
Pour une politique familiale de haut niveau.

La lettre de mission de Jean-Marc Ayrault préfigure une réforme profonde des prestations familiales : « Des mesures de redressement financier s’imposent », écrit le Premier ministre, prônant une révision de « l’économie générale du système »

Concernant les allocations familiales, deux pistes sont envisagées L’une, est leur fiscalisation, c’est-à-dire leur intégration au revenu des foyers imposé au barème de l’impôt sur le revenu. L’autre solution, évoquée, est la réduction des prestations, via leur plafonnement ou l’introduction d’une condition de ressources.

La fiscalisation rapporterait 800 millions d’euros, sans pour autant nous assurer que ceux-ci reviendraient au financement de la branche famille de la Sécurité sociale. Ce serait soumettre un grand nombre de familles supplémentaire à l’impôt et ainsi baisser leur pouvoir d’achat.

Ce serait mettre en péril l’unicité de la Sécurité sociale et la solidarité fondamentale entre les familles avec et sans enfants.

La politique familiale nous permet en France d’avoir une démographie qui nous place en tête des pays Européens, et d’avoir un taux d’activité des femmes avoisinant 50%.

Pourtant les recettes de la branche famille n’ont cessé de diminuer, pour compenser cette baisse, nombre de prestations sont versées sous conditions de ressources.

Déconnectées de l’évolution sur les salaires, les allocations familiales ont été au fil des années dévalorisées. Aujourd’hui, une famille avec 2 enfants reçoit 127 euros.

La CGT propose le droit à une politique familiale solidaire, pour une vie familiale épanouie et réaffirme que les prestations familiales (Sécurité sociale) et fiscalité (État) sont deux composantes essentielles de l’aide financière apportée aux familles par la société.

L’accueil, les soins, l’entretien et l’éducation des enfants représentent une fonction sociale qui engage l’avenir de la société et justifie une politique familiale de haut niveau.

Cette politique familiale doit permettre de soutenir et encourager le travail des femmes quelles que soient leurs responsabilités familiales

Cette réforme est uniquement fondée sur une logique comptable visant à rompre avec le salaire socialisé. Elle n’est aucunement motivée par la recherche d’équité et de justice sociale comme le disent certains.

Fait à Montreuil, le 19 février 2013

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