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n°246. Septembre 2012
Le lien des retraités

EDITO

La rentrée sera sociale. Comme tous les ans ?

Peut être, mais cette année, l’agenda est d’importance.

La Conférence Sociale organisée par le gouvernement lance une série de négociations dans lesquelles le MEDEF, qui semble avoir trouvé des alliés au sein même du mouvement syndical, a l’intention d’avancer, au nom de la « compétitivité » sur les questions de la « flexibilité du travail » et sur celui du « coût du travail ». S’il réussissait à imposer un rapport de forces en sa faveur, nous aurions un nouveau recul des salaires et des pensions, avec, en plus, un grand pas en arrière en ce qui concerne la Protection Sociale solidaire.

Les politiques européennes avec le Pacte de Stabilité constituent une autre menace pour la situation des salarié(e)s qu’ils soient actifs ou retraités. En cas d’adoption, le contrôle qui s’exercerait sur les politiques budgétaires françaises mettrait notamment en ligne de mire les (faibles) protections qui existent en matière de licenciement, le niveau du SMIC, les cotisations sociales ... qui vont à l’encontre des idéologues de la Commission Européenne.

Ces 2 premiers points, à eux tous seuls justifieraient une forte mobilisation des retraités avec les actifs. Mais les retraité(e)s ont aussi des raisons particulières de rappeler qu’ils ne sont pas de simples spectateurs de l’affrontement social qui se joue cet automne.

Depuis des années, le niveau de leurs pensions s’éloigne de leur salaire de référence au moment de leur cessation d’activité. Leur pouvoir d’achat se restreint. Ce qui n’empêche pas la Cour des Comptes de suggérer de faire des économies sur leur dos (suppression de l’abattement de 10%, CSG ...) pour équilibrer les comptes de la Sécurité Sociale.

Précisément, l’analyse des comptes de la Santé fait ressortir que la part des remboursements assurés par la Sécu ne cesse de diminuer au profit des mutuelles et des assurances privées dont les tarifs ne cessent d’augmenter. Le reste à charge des assurés s’accroit également particulièrement pour les médicaments. Pour tout améliorer, la Caisse Primaire décide de supprimer le tiers payant pour les médicaments non génériques.

Pendant ce temps, le droit à l’autonomie marque le pas. Quand le montant moyen des pensions tourne autour de 1200 Euros, le coût moyen des maisons de retraite dépasse les 2000. Ce tarif, hors de portée de la plupart d’entre nous, ne garantit pourtant pas un encadrement suffisant. Et comment ne pas s’inquiéter quand on voit, dans le même temps, la Mairie de Tours fermer 39 places au Foyer logement Schweitzer ?

Pour les retraité(e)s, en Touraine comme dans toute la France, ce ne sont donc pas les raisons qui manquent pour répondre à l’appel à manifester le 11 octobre en réponse à l’appel intersyndical.

A TOURS RASSEMBLEMENT à 10h30, FACE à LA MAIRIE

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