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Quelles alternatives pour l’avenir de notre système de santé ?

En préambule, il est intéressant de noter que les pays qui offrent à leur population la plus longue espérance de vie (Suède, Japon) se trouvent aussi être ceux où la différence entre revenus et classes sociales est la plus faible.

Il apparaît donc évident que tout ce qui concourt à la cohésion sociale contribue à améliorer la santé de l’ensemble de la population. À contrario, les pays où les écarts de revenus sont les plus importants et où une proportion élevée de la population est exclue de l’accès aux soins (États-Unis) ont des indicateurs médiocres dans ce domaine.

Le système sanitaire doit être à même de répondre à l’ensemble des besoins de santé des populations dans le sens de la charte d’Ottawa de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui définit la santé comme « une ressource de la vie quotidienne qui permet, d’une part, de réaliser ses ambitions et satisfaire ses besoins, d’autre part, d’évoluer avec le milieu et de s’adapter à celui-ci ». Par milieu, il faut comprendre l’environnement familial, social et de travail. Ce dernier est un élément fondamental de la construction identitaire de l’individu. Il est structurant en matière de santé publique.

L’accès à la santé est un droit pour chaque individu dans notre société. Au même titre que le droit à l’éducation, au logement, à l’énergie, etc., bref à tout ce qui est nécessaire pour vivre et se développer. Mais c’est aussi un devoir pour tous que de l’assurer à tous. Et puisque c’est à la Nation, toute entière, d’assurer cet accès à la santé, c’est à son émanation démocratique, l’État, qu’il revient de garantir à chaque individu, quels que soient ses moyens financiers, son lieu de résidence et son origine, l’accès à des soins de qualité dans le cadre de la solidarité nationale qui est le socle fondamental de la Sécurité Sociale, en particulier de l’Assurance maladie, telles qu’elles ont été conçues à la Libération sur la base du programme du Conseil national de la résistance et, au-delà, qui est le ciment de la République.

Il s’agit de mettre en place un véritable Service public de santé financé et régulé par les cotisations sociales, car elles sont assises sur la création collective de richesses, et non par l’impôt. Ce service public doit s’appuyer sur des services départementaux, régionaux et nationaux relevant de la Fonction publique avec des personnels sous statut, ce qui garantit leur indépendance.

Il faut donc rompre avec l’idée que la santé n’est qu’une charge, d’autant qu’elle est fortement créatrice de richesses. Outre la problématique des moyens, il s’agit d’une question d’organisation, de régulation du fonctionnement et, en permanence, de recherche. C’est au surplus une question d’éthique.

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