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Pour la reconquête de la protection sociale. Déclaration des représentants CGT des personnels au Conseil de la CPAM du 26 mars 2012

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Nous souhaitons attirer l’attention du conseil sur les conditions de travail du personnel. Un personnel dont on a souvent vanté ici, et à juste titre le professionnalisme, mais qui aujourd’hui souffre de non reconnaissance salariale, d’une dégradation de ses conditions de travail et de ne plus pouvoir remplir correctement sa mission de service public.

Les dernières enquêtes du baromètre social institutionnel (BSI) et sur les risques psychosociaux, montrent un personnel en grande souffrance et parfois au bord de la rupture. Bien sûr me direz-vous il n’y a pas qu’à la CPAM de Tours et c’est justement le problème de fond car les attaques répétées contre la Sécurité Sociale qui se succèdent au nom d’un soi-disant réalisme politique basé sur une gestion comptable de la santé font qu’au bout du compte on finit par créer une véritable machine à exclure les plus démunis des soins de qualité.

Cette casse s’organise aussi de l’intérieur de la Sécurité sociale par une réduction drastique des coûts de gestion. Ainsi, les Conventions d’Objectifs et de Gestion, instaurées par le plan Juppé en 1996, mènent dans l’institution à des politiques d’emploi dogmatiques et dangereuses.

Si nous laissons faire, cette saignée va s’amplifier. Alors que plus de 10 000 emplois ont déjà été supprimés ces dix dernières années dans la Sécurité sociale, la cour des comptes préconise d’en supprimer 15 000 supplémentaires d’ici 4 ans. D’années en années, les économies budgétaires deviennent « la règle d’or ». Les réorganisations s’accentuent (départementalisation, mutualisations, fusions, régionalisation, externalisations de missions...) et remettent en cause la proximité des usagers.

La pression exercée sur les salariés de nos organismes, aussi bien en suppression de poste qu’en blocage des salaires est d’autant plus ressentie douloureusement parce qu’elle est injuste et totalement inefficace.

Injuste : parce que nos collègues ont toujours fait preuve d’un dévouement, toujours misérablement récompensé financièrement (les deux premiers niveaux de notre classification sont inférieurs au SMIC).

Inefficace : parce qu’ils représentent moins de 3% des budgets des caisses ce qui veut dire que même si on supprimait tous les agents on n’aurait même pas une amorce de diminution des déficits. Sans compter la dégradation des conditions de travail et du service à l’assuré que cela induit.

C’est en réaction avec cette situation inacceptable et dangereuse pour la pérennité de l’institution que les fédérations CGT des organismes sociaux et de la santé appellent les salariés de ces secteurs à agir le 29 mars prochain pour faire obstacle aux politiques du gouvernement et du patronat, pour exiger une Sécurité sociale basée sur les fondements bâtis par le Conseil National de la Résistance en 1945, « chacun paye selon ses moyens et reçoit selon de ses besoins »

Et pour tendre vers cet objectif il est impératif de revaloriser les principaux acteurs de la Sécurité Sociale que sont ses salariés en exigeant :

• L’augmentation de la valeur du point à 10 €,

• L’augmentation immédiate des salaires de 300 € à titre de rattrapage,

• L’ouverture immédiatement de négociations pour une nouvelle classification,

• L’arrêt des restructurations, mutualisations, fusions, régionalisation, externalisation,

• L’arrêt des suppressions d’emploi, • La transformation en CDI conventionnels de tous les contrats précaires,

• L’arrêt des dégradations des conditions de travail.

Tours le 26/03/12

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