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Réuni le 14 février 2012, le Conseil Syndical de l’USR CGT 37 lance un appel aux syndiqués.

« L’heure est grave, mes chers camarades ... »

Ces mots sont ceux que Bernard Thibault a utilisés pour qualifier la situation actuelle, lors du meeting national de la CGT au Zénith de Paris le 31 janvier. Ce n’étaient pas des paroles en l’air, il faut les prendre au sérieux et en tirer les conséquences.

En France, après la réforme des retraites, le gouvernement, inspiré par le MEDEF et agissant pour le compte des classes sociales qui dominent l’économie capitaliste nationale et internationale, multiplient les attaques brutales contre les salariés et les retraités.

Profitant du choc provoqué par la crise économique et financière, il poursuit l’objectif de :

-  ramener les salaires et les pensions au plus bas niveau possible

-  mettre en pièces notre système de protection sociale en sapant le fondement : le salaire socialisé

-  dévaster les services publics qui sont notre propriété commune

-  en finir avec les protections établies par le code du travail

Les annonces sur la TVA antisociale ou les accords de compétitivité-emploi en sont les illustrations les plus récentes dans une liste déjà bien trop longue.

Une étape supplémentaire à ce processus de régression sociale mais aussi politique est en cours avec le nouveau traité européen sur « la stabilité, la coordination et la gouvernance de l’union économique et monétaire » que le couple Merkel-Sarkozy veut imposer, en dehors de tout processus démocratique, à l’ensemble des peuples européens.

Au nom de l’équilibre budgétaire, ce traité rendrait illégale et passive de la Cour de Justice Européenne toute politique de justice et de progrès social. Ce serait le triomphe du dogme néo libéral de la CDU allemande. Avec cette règle de plomb, c’est la condamnation à l’austérité à perpétuité qui nous attendrait.

Ce modèle est, par exemple, déjà à l’œuvre en Grèce où l’Union européenne et le Fonds Monétaire International ont placé par la force à la tête du pays (comme en Italie et à la Banque Centrale européenne) un homme de la banque US Goldman Sachs leader mondial de la finance spéculative. Le SMIC vient d’y être diminué de 20% à 650 Euros, les pensions sont en balance, le pays est à vendre aux enchères, l’économie s’effondre et l’état de la santé publique devient dramatique.

On pourrait aussi évoquer l’Irlande ou le Portugal où l’émigration est de retour.

Les enjeux de la journée d’action du 29 février ne peuvent donc nous échapper. C’est à l’échelle de l’Europe que les politiques anti-salariés se déploient, il est grand temps que la riposte soit également coordonnée entre les travailleurs et les retraités dans toute l’Europe.

C’est une bonne chose que la CES prenne cette initiative. Il en faudra d’autres.

Nous ne pouvons pas, sous prétexte de période électorale, rester des spectateurs passifs des événements qui déterminent nos conditions de vie et celles de nos enfants. Nous devons reprendre en main les affaires du monde et ne plus les laisser au monde des affaires, comme l’a encore dit le secrétaire général de la CGT.

Toutes les sections syndicales, tous les militants, tous les syndiqués, tous nous devons être mobilisés pour que cette journée d’action soit un succès qui compte et porter les revendications de la CGT pour sortir de la crise. Il faut la populariser, la faire connaître par nos tracts sur les marchés, par nos interventions dans la presse, mais aussi simplement en en parlant autour de nous pour rompre le silence que les médias vont, comme toujours, chercher à faire régner.

A bientôt donc, tous ensemble !

29 février, 10 heures à Tours,place A. France

Pour l’USR CGT 37, le secrétaire général, Hervé RIGAULT

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