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Le droit à l’autonomie : Un enjeu de société qui mérite un véritable débat public pour une réponse collective et solidaire. Déclaration CGT et photos du rassemblement le 19 mai 2011 à Blois devant la préfecture .

Intervention CGT du 19 Mai 2011

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70 % des français contre la réforme des retraites, le gouvernement feint de ne pas entendre et c’est à nouveau le même modèle qui est utilisé pour la perte d’autonomie !

Avec ce type de débats interdépartementaux, on essaye à nouveau de tromper l’opinion publique et faire croire que l’on écoute le Peuple.

La « dépendance » ce vocable est utilisé pour désigner une période de la vie liée au vieillissement, à l’état de santé et d’usure qui peut conduire à une perte d’autonomie physique ou mentale.

En créant la confusion sur le sens des mots, on tente à nouveau de jouer sur l’affectif, l’émotionnel, sur la peur et la culpabilisation, pour justifier du bien fondé de cette politique.

La dépendance nous est présentée comme un fléau pour la société, qui doit par conséquent faire l’objet d’une énième réforme de ce Gouvernement réformateur !

Mais nous savons pertinemment que l’objectif du Chef de l’Etat et du Gouvernement n’est pas d’améliorer la prise en charge mais bien de répondre aux appétits des Groupes de Santé privés, des Banques et des Assurances qui ne cachent pas leur impatience de réaliser des profits sur la Perte d’Autonomie des Hommes et des Femmes.

Pour comprendre l’enjeu de cette réforme, il suffit de regarder les Groupes comme MEDERIC ou AXA, les Grands Groupes de la Santé qui proposent des assurances individuelles très coûteuses en remplacement de la Sécurité Sociale.

Alors que la Sécurité Sociale issue du Programme du Conseil National de la Résistance, édifiée dans une France ravagée par la guerre, anéantie économiquement, s’est fixée comme ambition nationale de permettre à chaque assuré (e) et ayant droit de faire face aux aléas de la Vie de la Naissance à la Mort.

Comme hier dans les médias j’entendais que d’ici 2050 le nombre de personne de plus de 75 ans serait doublé, comment pourrait-on financer tout cela ?

Mais par notre système solidaire, par le développement de l’emploi, avec l’augmentation des salaires et en faisant contribuer sur les richesses créées et sur les revenus financiers des entreprises, la CGT comme d’autre organisations sociales ou politiques ont des propositions précises en ce sens.

Les réformateurs, entendent utiliser la Perte d’Autonomie pour sortir de la Solidarité Nationale.

Cette période de vie ne concerne pas tous les individus heureusement ! (Actuellement 73 % des plus de 90 ans vivent à domicile).

../.. Tous les Hommes et Femmes ne sont pas condamnés (es) à perdre leur autonomie. Statistiquement, ce risque concerne 5,4 % des ouvriers et 2, 2 % des cadres et professions intellectuelles.

Pour autant, personne ne peut prétendre, qu’il ou elle ne sera pas directement ou indirectement (parmi ses proches) concerné (e).

Nous vivons une situation déjà totalement inacceptable qui peut encore s’aggraver.

Le coût d’une Maison de Retraite Médicalisée se situe actuellement entre 1800 et 3000 € par mois à la charge de la personne âgée.

Quand la personne ne peut pas financer, ce sont les descendants (enfants, petits enfants......) qui doivent payer !

A cette situation s’ajoute la logique de rentabilité des établissements de Santé Publique qui conduit à la réduction des personnels de santé qualifiés, alors que le besoin grandit pour assurer leur mission de service public à des patients fragilisés demandant du temps, de la patience, de l’écoute et des qualifications.

La tarification à l’acte transforme l’hôpital public en entreprise de production dans laquelle l’usager, le patient deviennent un client (une marchandise... !).

Les conditions d’accueil, de soins et de traitements des personnes dans les établissements privés qui coûtent trop chères aux résidents, à leurs familles et aux collectivités, génèrent souffrances et maltraitances de milliers d’êtres humains qui ont participé à la Solidarité Nationale et au développement de la Société Française.

Pour la CGT il s’agit d’un "risque majeur qui doit être pris en charge par la Solidarité Nationale, essentiellement au sein de la Sécurité Sociale".

Il doit être traité directement par la Caisse nationale d’Assurance-maladie, qui se doit d’avoir une action sur l’ensemble des problèmes de santé, en son sein, selon la définition de l’OMS.

Nous pensons que tout « saucissonnage » est préjudiciable à une vision globale de la santé et risque d’être fait pour des raisons purement comptables.

Non Mesdames et Messieurs, la Santé n’est pas une marchandise !

Sylvie DUBOIS Membre Suppléant CGT au Conseil de Surveillance de l’ARS

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