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Chômage : Une politique de l’emploi désastreuse.

Face à l’augmentation du nombre de demandeurs d’emploi pour le mois de décembre 2010, l’excès d’optimisme du gouvernement est en berne. Pourtant le Président de la république s’était engagé à faire de 2010, l’année de la reprise de l’emploi. Avec plus de 4 millions de chômeurs toutes catégories confondues (soit une progression de 3 % sur un an), on ne peut que constater un lamentable échec de la politique de l’emploi.

La dynamique du chômage reste inquiétante et les données publiées par Pôle emploi pour décembre 2010 ne poussent guère à l’optimisme.

Avec la progression du nombre des demandeurs d’emploi inscrits de 27 100 en catégorie A et de 36 600 en ABC (incluant les chômeurs ayant travaillé plus ou moins de 78 heures dans le mois), décembre est l’un des plus mauvais mois de l’année.

La situation est d’autant plus inquiétante que pour le deuxième mois consécutif, le nombre de jeunes chômeurs a repris sa progression (+1,1 %), pour atteindre 442.400. Pour les seniors, la situation s’est à nouveau détériorée. Leur nombre a dépassé le demi-million, pour enregistrer une augmentation sur un an de 16,3 %, soit 523 300. Quant au nombre de chômeurs de longue durée, il poursuit sa lente et inexorable envolée : 1 523 400 demandeurs d’emploi sont inscrits à Pôle emploi depuis plus d’un an, soit + 19,8 % en 12 mois. Rien que l’an dernier, leur nombre a progressé de 250 000.

Xavier Bertrand déclarait hier vouloir « mobiliser tous les acteurs de la politique de l’emploi (...) afin que 2011 soit une année de baisse sensible du chômage ». Des promesses, des promesses et encore des promesses. La CGT attend du gouvernement des actes et non des effets d’annonce. La précarité des chômeurs grandit chaque jour, les poussant de plus en plus vers les minima sociaux. Cette situation est inacceptable et ne peut durer.

Lors de l’ouverture, lundi 24 janvier 2011, des négociations de la prochaine convention assurance chômage, la CGT a réaffirmé sa volonté de ne pas laisser les choses en l’état et de ne pas simplement prolonger la convention assurance chômage actuelle.

La CGT considère que deux mesures immédiates permettraient de changer le comportement des entreprises et par la même occasion de dynamiser l’emploi. D’abord, il est urgent de supprimer les heures supplémentaires défiscalisées, qui ont fortement changé le comportement des employeurs sur l’embauche. Ensuite, il est tout aussi urgent de mieux encadrer le dispositif de rupture conventionnelle qui aujourd’hui pousse fortement les salariés vers les portes du chômage.

Le 27 janvier 2011

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