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Négociation sur « l’emploi des jeunes »

La CGT fait des propositions

Montreuil, le 15 février 2011

La CGT aborde cette négociation avec l’objectif d’apporter de vraies solutions en terme d’emploi pour les jeunes, en restant malgré tout vigilante à ne pas assister à un remake des derniers plans jeunes (emploi jeunes, CPE, RSA jeunes, etc.). Nous souhaitons traiter en priorité le sujet de l’emploi sans évacuer les sujets connexes sur lesquels nous ferons également des propositions (logement, transport, couverture santé, etc.).

La CGT s’engage dans la négociation « sur l’emploi des jeunes » avec des ambitions fortes en ce qui concerne l’accès et le maintien des jeunes dans l’emploi. Un emploi que nous voulons bien entendu décent, stable, (en CDI) et dans lequel les qualifications sont reconnues et dignement rémunérées.

Sous prétexte de faciliter l’accès des jeunes au marché du travail, nous ne voulons pas d’un statut jeune dégradé, ou encore une fois d’un accompagnement financier des entreprises que la Cour des comptes juge elle-même inefficace.

La CGT a conscience que tout ne sera pas réglé dans cette négociation. Malgré tout, nous voulons déboucher rapidement sur des mesures concrètes et dépasser enfin le constat.

Les pouvoirs publics, dans leur champ, doivent eux aussi, agir autrement qu’au travers de campagnes de communications et de « mesurettes jeunes » à la marge. Nous avons donc exposé quelques pistes de travail et proposition que nous souhaitons voir aboutir comme :

- La création de contrats de professionnalisation intergénérationnels, conciliant l’entrée de jeunes dans l’entreprise avec un aménagement de fin de carrière pour les seniors.

- La création d’un droit à la formation pour les - de 30ans qui n’ont aucune qualification sorte de « CIF Jeunes ».

- la mise en place d’un véritable statut du stagiaire. Les périodes de stages doivent être en lien avec la formation, considérés comme des périodes de travail pour ce qui est des droits à retraites et à couverture sociale, et rémunérés à minima à 50% du SMIC avec des relèvements en fonction du niveau de qualification. En finir avec les stages hors cursus scolaire et universitaire.

- Pour l’apprentissage nous devons améliorer le « système » existant. Aujourd’hui 25% des jeunes ne vont pas au bout de leur contrat d’apprentissage. La CGT souhaite la mise en place d’un groupe paritaire réfléchissant aux modalités d’accompagnement qui permettront de réduire fortement le nombre de jeunes en échec.

- l’alternance ne peut pas être la solution miracle ! Ce mode de formation initiale ou continue doit gagner en efficacité, c’est-à-dire amener un maximum de jeunes vers des CDI ! La CGT a rappelé qu’elle restait ouverte et constructive à toute avancée dans ce domaine.

- En ce qui concerne le tutorat, la CGT reste attachée aux 5 ans d’ancienneté nécessaires pour être tuteur. Qui plus est, le tutorat doit être volontaire et ouvrir des droits pour le tuteur (ex : aménagement horaire, rémunération du tutorat, réduction de la charge de travail) afin qu’il puisse pleinement accompagner le jeune dont il a la responsabilité. C’est un impératif de qualité et de réussite pour le jeune et l’entreprise.

- Dans le domaine de la santé, les jeunes doivent bénéficier d’une véritable couverture santé qui les protège, notamment, entre la fin de la formation initiale et l’emploi stable.

- La « Taxation » des contrats précaires afin d’inciter les entreprises à recruter en CDI, les jeunes mais aussi l’ensemble des salariés.

La CGT s’est déjà prononcée pour une modulation des taux d’imposition en fonction de la politique d’emploi et de rémunération mise en oeuvre par l’employeur.

Les plus de 30 milliards d’euros aujourd’hui dépensés pour des allègements de cotisations sociales (abusivement appelées charges) n’ont démontré aucune efficacité. Ils doivent être réorientés pour accompagner les stratégies d’accès à l’emploi durable et dignement rémunéré pour les jeunes. Il en est de même de la défiscalisation des heures supplémentaires (5 milliards) qui confisque l’accès à l’emploi de nombreux jeunes.

La délégation CGT participera pleinement aux réflexions et négociations avec à l’esprit la nécessité de répondre aux mieux aux attentes des jeunes dont la situation est inquiétante avec + de 24% des -de 25ans qui sont demandeur d’emploi dans le pays.

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