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Assurance chômage : Pas de statu quo !

La cgt

Montreuil, le 25 janvier 2011

Dès les premiers instants de la négociation, le patronat nous a fait part de sa volonté de reconduire en l’état la convention Assurance chômage de février 2009. La CGT ne se satisfera pas d’une reconduction pure et simple de la convention. Face à la situation des demandeurs d’emploi qui s’est fortement dégradée et qui les pousse trop souvent vers les minima sociaux, la CGT réaffirme sa volonté de mieux les protéger. Cela doit se traduire par une meilleure indemnisation et un meilleur accompagnement.

Toutes les autres organisations syndicales de salariés présentes (CFDT, CFTC, FO, CGC) souhaitent améliorer le dispositif existant. Plusieurs de leurs propositions sont, sur certains points, convergentes avec les nôtres :

- Les droits rechargeables pour les demandeurs d’emploi, afin de sécuriser la reprise d’emploi.

- La mise en place de mécanismes taxant les entreprises grandes pourvoyeuses/utilisatrices de contrats précaires. C’est à elles d’assumer le coût de leur flexibilité et de leur politique de l’emploi, qui précarise de plus en plus les salariés.

- Corriger la discrimination faite aux demandeurs d’emploi saisonniers en supprimant le système de coefficient réducteur.

- Revoir l’article 3 de l’actuelle convention portant sur la baisse automatique des cotisations au cas où l’Unédic dégagerait, sur un semestre, un excédent de 500 millions d’euros.

- CTP/CRP : mise en place d’un groupe de travail, pour mener une réflexion sur la fusion des deux dispositifs, afin de permettre un meilleur accompagnement des demandeurs d’emploi. Il a été rappelé que l’Etat doit continuer d’engager sa responsabilité.

Sur ces différents points, la CGT proposera aux partenaires du collège salarial de mener un travail commun pour aboutir à des propositions partagées.

La CGT est la seule organisation à demander l’ouverture des droits à indemnisation à l’assurance chômage à deux mois et à taxer les ruptures conventionnelles, qui trop souvent s’apparentent à des licenciements économiques cachés et des mises en préretraite des plus de 50 ans.

La CGT ne peut pas et ne veut pas laisser les demandeurs d’emploi dans le désarroi qui est le leur aujourd’hui. Lors des trois réunions prévues (le 9 février, le 3 mars et le 10 mars), la CGT n’acceptera en aucun cas le statu quo et défendra vigoureusement la situation des demandeurs d’emploi et des précaires.

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