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25 novembre 2010 : Les retraités à nouveau dans la rue.

Même si la froidure matinale en avait découragé quelques-uns, une petite centaine de retraités, issus de tous les mouvements syndicaux étaient au rendez-vous place Jean-Jaurès, à Tours hier.

« Notre combat est récurrent mais tant que cela ne bouge pas, nous descendrons dans la rue », lâchait Françoise Gillard, porte-parole de la fédération générale des retraités de la Fonction publique. Avec un pouvoir d’achat de plus en plus faible, le constat est imparable comme le confiait hier, François Lemarié de la CGT-retraités : « On trouve de plus en plus de retraités en situation de surendettement. Et lorsque vient la dépendance, bien souvent nos retraites ne suffisent pas à y faire face, et lorsque l’APA ne suffit pas, non plus, il n’est pas normal que ce soit nos enfants qui paient ».

Évoquant la sauvegarde d’un système en train d’être grignoté peu à peu, la totalité des manifestants par la voix de Manuela Cugneau, aide-soigante dans un Ephad ont réclamé entre autre que le minimum retraite soit porté au niveau au Smic et un rattrapage de 300 € mensuels immédiatement, le retour de la revalorisation annuelle des pensions au 1 er janvier 2011, le financement de la perte d’autonomie par le biais de la solidarité nationale. Bref, le mieux vivre la retraite, sans être obligé de cotiser dès 50 ans à des assurances privées. D’autant que seuls les « plus riches » des pauvres pourront le faire.

Face aux flocons de neige, un rien glaçants, les manifestants ont oublié l’idée première d’aller revendiquer devant la préfecture, et c’est devant le sapin de Noël de la Place Jean-Jaurès que symboliquement, ils ont envoyé un bouquet de ballons avec le papier de leurs revendications.

Sait-on jamais... Si le Père Noël existe ! Sinon les retraités ne manqueront pas de battre à nouveau et tant qu’il le faut le pavé.

Article Nouvelle République du 26 novembre 2010.

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